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Le mot du président

 

Liberté ou dictature?

 

 

 

 

La  Mutualité,  c'est  avant  tout  la Liberté«un engagement civique issu de l'Histoire»(selon Jean Sammut dans Le  Monde  Diplomatique de mars 2011);le plus ancien mouvement social français puisque les premières sociétés de secours mutuels apparaissent dans notre pays à la veille de la Révolution, cinq décennies donc avant que n'émergent les coopératives et un siècle avant que les organisations syndicales ne voient le jour.Depuis la fin du 18°siècle, les mutualistes ont toujours agilibrement, et jamais sous la contrainte.C'est ainsi que la Mutualité a contribué au développement de la protection sociale dans le domaine de la santé et, peu à peu,des retraites sur la base de pratiques démocratiques et en opposition aux modèles assurantiels : les cotisations étant forfaitaires,voire proportionnelles, aux revenus et non établies en fonction du risque propre à l'assuré.

C'est ainsi que, après la création de la Sécurité Sociale à la Libération de la France- en application du Programme du Conseil National de la Résistance-, les mutualistes ont développé durant la seconde moitié du vingtième siècle un vaste réseau de mutuelles intervenant non pas pour compenser les éventuelles carences du régime obligatoire de l'Assurance Maladie mais pour compléter ce dispositif en lui adjoignant des prestations sociales et des établissements de soins COMPLEMENTAIRES. L'engagement à ce réseau

«complémentaire» a toujours été un engagement volontaire,solidaire et citoyen,souvent militant.

Les premières remises en cause systématique de cet ensemble de sociétés mutualistes interviennent au cours du dernier quart du 20°siècle, en applications de directives d'application  directe de la Commission de Bruxelles(édictées sous l'influence lobbyiste des grands groupes assuranciels),prescrivant de considérer les protections sociales solidaires comme de simples «marchandises» et imposant de leur appliquer les règles anglo-saxonnes de la «concurrence libre et non faussée».Les versions 1988 et 2001du Code de la Mutualités ont marquées par cette volonté mercantile et ont conduit déjà à la disparition d'un tiers des mutuelles françaises et à la «rentabilisation»par privatisation partielle ou totale de la plupart de leurs établissements de soins, notamment les EHPAD.

En ce début de 21° siècle, l'oligarchie financiariste qui nous gouverne adécidéde

«finir le travail». Sousl'influencedesInstitutsdePrévoyance,dedeuxoutroisgrandsgroupesquin'ontplusde«mutualistes»quel'appellationnoncontrôléeet,biensûr,del'omniprésenteFédérationFrançaisedesSociétésd'Assurance;ilss'acharnentàrèglementer,enrégimenteretrentabiliserlesprotectionssocialescomplémentairesetontprogramméladisparitiondesmutuellesbaséessurl'engagementvolontairedeleurssociétaires:

D'abord l'ANI et les mutuelles complémentaires obligatoires  (c'est un oxymore!) imposant aux salariés l'adhésion à des contrats collectifs à prix «dumping»et à garanties minimum;

ensuite l'adhésion forcée à quelques gros prestataires des bénéficiaires de l'Aide à la Complémentaire Santé;

puis tout récemment un projet de décret visant à réduire à DEUX groupes mutualistes (dont Harmonie aux dirigeants si proches des actuels locataires de Bercy et de Matignon) les possibilités de travailler avec le RSI (ce RSI dont 9 adhérents sur 10 disent le plus grand mal!);

et maintenantcerise sur ce nauséabond gâteau-, une troisième réforme du Code de la Mutualité, objet d'un «cavalier législatif» subrepticement inséré dans un projet de loi traitant d'un tout autre sujet.
Ce projet vise entre autres à enlever toute légitimité démocratique aux décisions essentielles de nos Assemblées Générales et à leur substituer ce fonctionnement de Conseils d'Administration inamovibles et auto-renouvelés cher aux sociétés du CAC40.
Il n'étonnera personne que ce texte inadmissible soit inspiré par les actuels dirigeants de la FNMF, de plus en plus disqualifiés pour «parler au nom de la Mutualité française».
C'est la dictature de cinq grands groupes que ces gens veulent imposer à la place de la Liberté de chaque sociétaire!

 

 

Thierry PONTILLON

Président de la Mutuelle d’Argenson