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Le mot du président

 

 

En Macronie, mieux vaut être financier que simple retraité …

Le «Président-qui-sait-tout-sur-tout» n’a pas anticipé la «crise des seniors»ni les réactions des retraités face à la hausse de la CSG, ni la crise des EPAHD.

En 2015, notre pays comptait 16 millions de retraités dont plus de la moitié devant se contenter d’une pension mensuelle inférieure à 1740€. 1,3 M d’entre eux percevait l’Aide Personnalisée à l’Autonomie (APA). 500.000 d’entre eux vivaient en EHPAD où le «Reste-à-charge» est en moyenne de 1758€ par mois … soit plus que le revenu moyen global des pensionnaires. Depuis lors, ça ne s’est pas arrangé et il manque aujourd’hui 20 M€ pour financer ces dispositifs … alors que la suppression de l’Impôt Sur la Fortune (ISF) pour les gros actionnaires coûtera chaque année 3,2 milliards à la Nation.

Tout récemment, on vient d’apprendre que le déficit de l’Assurance Maladie (Régime Obligatoire) s’était considérablement réduit et que la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) prévoyait même un résultat excédentaire d’ici 2 ou 3 ans. ON AIMERAIT POUVOIR S’EN REJOUIR … Hélas, cette amélioration comptable n’a été réalisée qu’au prix d’un accroissement des inégalités (sociales et territoriales) devant l’accès à des soins de qualité correctement remboursés inégalités renforcées par les nouvelles charges règlementaires et financières pesant sur les mutuelles de proximité:

- surinterprétation législative et règlementaire des directives européennes sur la distribution des assurances (DDA), réforme du Code de la Mutualité, etc. venant alourdir inutilement a gestion et la gouvernance des mutuelles de proximité à taille humaine; et ce au détriment du temps que les bénévole st les salariés peuvent consacrer à leurs sociétaires.

- imputation aux seuls organismes de complémentaire santé des déremboursements et reste-à-charge décidés par le R.O.

(Cf. exemples significatifs ci-après) pour une augmentation en 2017 et 2018 de 3,3% des cotisations mutualistes … à ajouter aux 13% de taxes sur les contrats d’assurance qui frappent indistinctement les mutuelles solidaires comme les compagnies d’assurances du secteur lucratif.

- A ces charges nouvelles pesant sur la Mutualité vont venir s’ajouter les effets du dernier gadget de la Ministre Mme Buzyn, le «RAC 0» pour «reste-à-charge zéro». L’idée serait évidemment très séduisante, si elle était financée par la puissance publique et la redistribution de l’Impôt. Il n’en sera rien et il est d’ores et déjà prévu que le R.O. de la S.S. ne mettra pas un seul centime dans l’opération … que les «complémentairessanté» devront être les seules à financer. Pour les contrats collectifs obligatoires (type ANI), les cotisations devront augmenter de +5,6% … jusqu’à +8,9% (pour les contrats à entrée bas-de-gamme) selon une étude de MERCER France. Pour les contrats individuels, le RAC zéro devrait entraîner une hausse des cotisations de 1,2% … s’ajoutant +3,3% évoqués ci-dessus.

Toutes ces mesures décidées le plus souvent, par simples Ordonnances gouvernementales puis ratifiées sans débat par la très docile majorité présidentielle ne font que compliquer l’accès aux soins des laissés-pour-compte de l’Accord National Interprofessionnel de 2015: demandeurs d’emplois, jeunes déscolarisés en recherche d’un premier emploi, autoentrepreneurs, retraités, artisans, etc. … toutes personnes de faibles conditions de ressources (tout en étant «juste-au-dessus» des seuils d’attribution de la CMUc ou de l’ACS).

Avec le dogme selon lequel «les mutuelles peuvent payer» qui inspire en permanence des gouvernants au seul service des grosses sociétés d’assurance, c’est toute les solidarités intergénérationnelles et entre bien-portants et patients qui sont menacées de disparition. En effet, selon une étude récente de la Direction de la Recherche et des études de l’Evaluation et des Statistiques (DRES), les excédents des mutuelles sont passés en 2016 de 1,2% à 0,7% et continuent de baisser en 2017 et 2018 … jusqu’à disparition de ces fonds de réserve qui permettent de garantir notre pérennité et notre indépendance face aux gros opérateurs de santé.

Et, pendant ce temps-là, les fonds financiers continuent d’investir dans les établissements de soins à but lucratif et commencent à se tourner vers la réservation commercialisée de lits dans les maisons de retraite … pour pouvoir verser encore plus de juteux dividendes à leurs actionnaires des banques d’affaires … pendant que les retraités renoncent à des soins de plus en plus coûteux pour pouvoir payer la hausse de la CSG …

Il n’y a plus qu’à espérer que, cet été, un nouvel épisode caniculaire ne viendra pas compliquer encore leur situation.
         

Thierry PONTILLON

Président de la Mutuelle d’Argenson